Se reposer sans culpabiliser, ça paraît simple dit comme ça. Mais dans la réalité, ce n’est pas toujours évident !
Vous connaissez ces journées où vous avez enfin un peu de temps devant vous… mais où, au lieu d’en profiter, vous commencez mentalement à faire la liste de tout ce que vous pourriez faire ?
Un peu de ménage, quelques mails en retard, ce dossier qui attend depuis trois jours…
Et finalement, le moment de repos disparaît avant même d’avoir commencé.
Je connais assez bien cette situation !
Quand ne rien faire donne l’impression de ne pas en faire assez
Lorsque je me suis installée comme sophrologue indépendante, j’ai découvert quelque chose d’assez surprenant.
Les jours où je n’avais ni consultation ni atelier, j’avais parfois l’impression de devoir justifier ce que je faisais de mon temps.
Comme si une journée sans rendez-vous était forcément une journée sans travail !
Pourtant, entre la préparation des séances, les échanges avec les partenaires, l’administratif et tous les projets qui accompagnent une activité indépendante, les journées se remplissent vite.
Et même lorsque tout est terminé, il reste parfois cette petite voix qui nous rappelle ce que nous aurions encore pu faire.
Et si on arrêtait de vouloir rentabiliser chaque minute ?
J’avais notamment raconté dans une newsletter combien les périodes de vacances pouvaient être compliquées à organiser pour moi.
J’avais choisi l’entrepreneuriat pour sa liberté. Quelle douce utopie, parfois ! 😉
Entre mon activité professionnelle et ma vie de famille, j’avais fini par avoir l’impression que le temps pour moi devait forcément passer après tout le reste.
Alors, cet été-là, j’ai pris une décision : me ficher un peu la grappe !
Si j’avais envie d’aller manger une glace avec ma fille après mes consultations, pourquoi fallait-il que je me trouve d’abord une bonne raison de le faire ?
Ce moment n’avait pas besoin d’être utile, productif ou mérité.
J’avais simplement envie de le vivre.
Pourquoi se reposer nous fait-il parfois culpabiliser ?
Je crois que nous avons parfois tellement l’habitude de répondre aux besoins des autres et de gérer nos responsabilités que nous finissons par considérer nos propres besoins comme secondaires.
Alors nous attendons.
Que les enfants soient occupés. Que les dossiers soient terminés. Que la maison soit rangée. Que tout le monde ait ce dont il a besoin.
Sauf que ce moment où il n’y aura plus rien à faire arrive rarement !
Et lorsqu’une occasion de souffler se présente enfin, nous ne savons pas toujours quoi en faire.
Ce que je trouve intéressant, c’est de commencer à observer notre manière de fonctionner.
Pourquoi est-ce que je ressens le besoin de me justifier lorsque je m’arrête ?
Pourquoi ai-je parfois l’impression de perdre mon temps alors que j’en ai justement besoin pour moi ?
Il n’y a pas forcément de réponse immédiate. Mais ces questions peuvent déjà nous apprendre certaines choses sur nous-mêmes.
Comment apprendre à se reposer sans culpabiliser ?
Dans ma pratique de sophrologue, je ne cherche pas à imposer une façon de se détendre ou de se reposer.
Nous n’avons pas tous les mêmes besoins, ni les mêmes possibilités au quotidien.
Ce qui m’intéresse, c’est de permettre à chacun de mieux reconnaître ce qu’il ressent et d’expérimenter ce qui peut lui convenir.
Parfois, cela commence simplement par quelques minutes pour observer son corps.
Est-ce que mes épaules sont tendues ? Est-ce que je suis fatiguée ? Est-ce que j’ai réellement besoin de continuer ce que je suis en train de faire, ou est-ce que je pourrais m’accorder une pause ?
Il ne s’agit pas de s’ajouter une nouvelle obligation de bien-être à son emploi du temps.
Et encore moins de réussir à se détendre à tout prix !
Peut-être simplement de commencer à accorder autant d’importance à nos besoins qu’aux nombreuses choses que nous avons à gérer.
Alors, la prochaine fois que vous aurez un peu de temps devant vous, essayez de ne pas chercher immédiatement comment le remplir.
Et voyez ce dont vous avez réellement envie, ou besoin.
Je suis Aurélie Cros, sophrologue à Figeac et Latronquière, dans le Lot. J’accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre leur fonctionnement, leurs émotions et leurs besoins, à travers une sophrologie concrète et adaptée à leur quotidien.
Si vous souhaitez découvrir ma manière de travailler, vous pouvez consulter mes accompagnements individuels ou me contacter pour en discuter.

